Elementor #76

Jean BARRERE, Economie du numérique – Pouvoir, plateformes et souveraineté à l’ère de l’IA , Dunod , septembre 2026, 198 pages.

« Décidemment rien ne dure, la vie n’est qu’un changement ». . Voilà un copieux ouvrage de référence dont il faut aborder la lecture par un décorticage méthodique. Jean Barrère évoque des désajustements qui ont tout changé ! Mêmes les outils d’analyse de l’économie politique relèvent désormais d’un monde dont les produits, les marchés et les délimitations ont changé de nature. L’écart se creuse, dit l’auteur, avec des technologies qui n’obéissent plus qu’à un mécanisme surpuissant où la croissance engendre la croissance dans une spirale vertueuse d’auto-renforcement. Nous sommes aux antipodes de la loi classique des rendements décroissants. C’est cette singularité de renforcement de la rente que l’ouvrage dissèque en trois blocs et 10 chapitres qui éclairent les concepts, leurs fondements, leurs mesures, leurs métriques temporelles et leurs risques. L’auteur expose la nature des dynamiques exponentielles propres à l’économie numérique tant par sa structure, son changement de régime et sa capacité de verrouillage. Cette trajectoire exponentielle ne se finance d’ailleurs pas comme une trajectoire linéaire. Il rappelle que la souveraineté numérique ne se joue pas d’abord au niveau des applications visibles. II convient plutôt de lire l’infrastructure comme une sorte pile de goulets avec les couches qui la constituent. L’IA générative se diffuse à triple galop, et les capitaux mobilisés s’emballent furieusement. Pourtant le pouvoir dans cette structure de marché demeure archi concentré en dépit de la baisse en valeur du token. Les superstars firms détiennent déjà une forte base installée. Ce qui se joue n’est pas la disparition du travail mais la vitesse de la création de tâches nouvelles et du partage du surplus de la productivité. Certes la technologie de gouvernance progresse plus vite que le cadre juridique censé la discipliner. Cependant, au rythme de l’évolution de la politique industrielle qui organise l’espace économique du numérique seuls subsisteront quelques hyperscalers qui contrôleront sans partage l’infrastructure de ce secteur. Parmi d’autres mérites, ce livre parait avoir celui d’arriver à son heure ! Jean Barrereest associé conseil en stratégie et intelligence artificielle au sein du cabinet Accurency, et enseignant en économie du numérique à l’Université Paris-Panthéon-Assas. Fiche de lecture de Freddi Godet des Marais 

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Laurence DEVILLERS, Savoir vivre avec l’IA , Denoel, 2026,  284 pages.

Avec son dernier livre, Laurence Devillers s’affirme comme étant une des plus grandes expertes françaises des automatismes, de la robotique et de l’IA. Elle s’y livre à un utile exercice d’analyse des leçons à tirer du développement exponentiel de l’IA générative depuis 2022. Cet exercice est rendu de plus en plus difficile  par le foisonnement récent des livres, articles et discours, plus ou moins « hallucinatoires » – sur cette « innovation de rupture » et ce « fait social » historique. L’auteure explique clairement comment « survivre avec l’IA », en exploitant ses capacités digitales sans perdre ses capacités humaines, c’est-  à -dire, contrairement aux logiciels, à conserver ses aptitudes à comprendre des situations, donner du sens à des phénomènes et prendre conscience de ses responsabilités.  Elle s’efforce de convaincre le lecteur que si le développement de l’IA est inéluctable, il peut toutefois être maîtrisé par l’humain, grâce à des pratiques encadrées par des chartes éthiques rigoureuses et à des actions adaptées d’apprentissage de ses systèmes, de ses  logiques et de ses langages. Elle  critique les approches conférant à l’IA une conscience et une personnalité. Elle identifie les multiples biais de ses logiciels mais relativise les risques que fait encourir l’IA sur la psychologie de ses utilisateurs et sur la démocratie. Elle répond à 8 des questions que se posent ses utilisateurs : comment reconnaitre les deepfakes ? Qu’est ce qu’une hallcitation de ChatGpt ? Quels sont les hypermaramètres de ChatGpt ? Comment éduquer ChatGpt à une tâche et le faire répéter ? Quelles sont les limites de l’IA actuelle ? Dans quelle langue nous parle l’IA ? Quel est le paradoxe de nos usages des Big tech ? Comment éveiller l’esprit critique des jeunes enfants face au numérique et  à l’IA ? L’auteure s’efforce également de faire découvrir les 8 mythes qui entourent l’IA. Elle explore enfin le potentiel scientifique de l’IA, sa contribution à la santé publique, son impact écologique et son apport aux arts graphiques. Laurence Devillers est professeure à Sorbonne Université  et directrice du laboratoire LISN du CNRS. Jean-Jacques Pluchart

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REVUE D’ECONOMIE FINANCIERE :

Dossier n°162 (2e trimestre 2026), « Finance et éthique » Le numéro spécial a été dirigé par A. Buresi, présidente de chambre à la Cour d’appel de Rennes, et Ch. Walter, conseiller scientifique du cercle Turgot et chercheur associé à l’EHESS. Il a réuni 29 auteurs et 20 articles. La parution du dossier a donné lieu le 21 septembre à une conférence à l’Institut de France,  qui a été animée par J-C. Trichet (président du jury du Prix Turgot) et par  P. Berès (présidente de l’Association Europe-Finances-Régulations). Le dossier est organisé en quatre  parties :   Éthique, finance et comportement des acteurs ;  Éthique et entreprise ; Éthique et finance de marché ; Éthique du système financier. Dans chacune des parties, les auteurs distinguent, d’une part, les comportements répréhensibles des acteurs de la finance et les dispositifs  instituitonnels (civil et pénal) mis en œuvre pour les encadrer, et d’autre part, les  biais non éthiques – qualifiés d’épistémiques – introduits par les  systèmes et les modèles  financiers dans le fonctionnement des organisations. Les auteurs  précisent notamment les différences entre les notions  d’ éthique, de déontologie, de conflit d’intérêts, de responsabilité sociale, civile et pénale,  d’intégrité des marchés…  Ils montrent que la   présentation des données extra-financières (ESG)  constitue un nouveau défi pour le directeur financier. Ils soulignent la difficulté croissante d’arbitrer entre finance et performance, rendement financier et objectifs collectifs, finance responsable et investissement durable… Les auteurs  retracent l’évolution des droits européen et français  appliqués à la finance afin d’intégrer la conformité (compliance) dans la  stratégie et le fonctionnement de l’entreprise, et de faire respecter les normes, les codes  et les chartes  édictés par l’Etat et les entreprises. Les auteurs s’efforcent également de mesurer les apports de l’IA dans le reporting de durabilité et la mise en conformité des pratiques managériales. La problématique la plus intéressante, qui a été soulignée par J-C. Trichet au cours de la conférence,  a porté sur l’éthique du système financier, dont l’organisation peut engendrer des comportements incompatibles avec l’intérêt collectif et dont certains de ses modèles comportent des biais  . La  thématique et la richesse de ce n° spécial  en rendent la lecture incontournable par les fidèles de la newsletter du cercle et du club Turgot. J-J. PLUCHART

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La gestion des talents : un levier stratégique pour libérer la productivité

Nadia Antonin En France, la croissance de la productivité est en recul depuis la crise du Covid et n’a pas réussi à retrouver son niveau d’avant la crise, contrairement à des pays comme l’Allemagne, qui ont vu leur productivité augmenter depuis cette période. Le sixième rapport du Conseil national de productivité (CNP), publié en juillet 2026, indique que la productivité par tête n’était plus inférieure que de 0,7 point à son niveau de 2019, mais demeurait néanmoins environ 4 points en deçà de sa trajectoire tendancielle. A l’ère du numérique, « comment l’indicateur économique clé du progrès technologique peut-il être si médiocre ? Les économistes ont qualifié cela de « paradoxe de la productivité » (David Rotman, « Le paradoxe de la productivité », MIT Technology Review – Juin 2018. L’INSEE définit la productivité comme « le rapport, en volume, entre une production et les ressources mises en œuvre pour l’obtenir ». S’agissant de la gestion du capital humain, elle doit aller au-delà de la simple administration des ressources humaines. Il est impératif de mettre en place une gestion stratégique des talents qui englobe un ensemble de démarches visant à identifier, développer, mobiliser et fidéliser les compétences car la mauvaise gestion des talents est la pire ennemie de la productivité.  Lorsque qu’elle est correctement pensée, la gestion des talents garantit la pérennité de l’entreprise en tant qu’épicentre de la productivité. Elle permet de placer les bonnes personnes au bon endroit, de renforcer leur engagement et de favoriser une utilisation optimale des compétences. De nombreuses entreprises françaises font face à de sérieux écueils en matière de gestion des talents qui pèsent sur leur productivité et leur performance. Olivier Lagrée, conseiller en gestion des talents parle de « véritables péchés mortels tant il est difficile de s’en remettre ». Avant d’examiner les différentes stratégies pour améliorer la gestion des talents, quelques mots sur ce concept. Le concept de « gestion des talents » Les professeurs Robert E. Lewis et Robert J. Eckman, dans leur article « Talent Management : A Critical Review » (juin 2006) relatent trois courants de pensée concernant la gestion des talents : 1) le premier courant définit la gestion des talents comme « un ensemble de pratiques, de fonctions, d’activités ou de domaines de spécialisation typiques des services des ressources humaines , tels que le recrutement, la sélection, le développement et la gestion des carrières et de la succession » (J.S. Heinen, C. O’Neill, 2004, Hilton, 2000, Holsen, 2000) ; 2) la deuxième approche se concentre principalement sur « le concept de viviers de talents » (Kessler, 2002, Pascal, 2004) ; 3) le troisième courant s’appuie sur « le talent de manière générique, c’est-à-dire sans tenir compte des frontières organisationnelles ni des postes spécifiques ». Identifier les talents La première étape d’une politique efficace de gestion des talents consiste à repérer les profils à fort potentiel. Elle repose sur la capacité à évaluer les aptitudes naturelles, la motivation et le potentiel d’évolution d’une personne. Pour Van Duyne, des mauvais choix lors du recrutement peut mener à des « nominations à la Caligula », c’est-à-dire que les responsables n’hésitent pas à recruter les personnes qu’ils souhaitent, indépendamment de leurs compétences. Donner du sens et renforcer l’engagement La productivité ne dépend pas seulement des compétences techniques. Elle est aussi liée à la motivation et à l’engagement des collaborateurs. La gestion des talents doit intégrer une dimension humaine forte. Reconnaître les compétences, offrir des perspectives d’évolution, écouter les collaborateurs et instaurer un climat de confiance sont des postulats essentiels. La performance d’une équipe repose d’abord sur le bien-être et la motivation des personnes. Bien-être au travail et productivité La recherche académique s’intéresse de plus en plus au bien-être et à la qualité de vie au travail. D’après les différentes études réalisées, les salariés heureux sont plus productifs de 12 à 13 %. Ainsi, une étude de l’Université de Warwick révèle que le bien-être au travail favorise un gain de productivité de 12 % chez les salariés alors que les travailleurs malheureux sont 10 % moins productifs que la moyenne. Selon une étude d’Oxford Business School et British Telecoms, les salariés heureux sont 13% plus productifs que ceux qui ne sont pas heureux. Placer les bonnes personnes au bon endroit L’une des principales causes de perte de productivité réside dans l’inadéquation entre les compétences des collaborateurs et les missions qui leur sont confiées. Lorsqu’il y a un décalage entre les compétences d’un salarié et les exigences de son poste, la baisse de productivité est immédiate et se répercute à plusieurs niveaux de l’entreprise. A l’inverse, une bonne adéquation entre compétences et responsabilités favorise la performance, l’autonomie, la motivation et la qualité du travail. Faire du management un moteur de la gestion des talents Le management est un véritable accélérateur de productivité. Les mots d’ordre d’un manager doivent être les suivants : motivation, dynamisme et épanouissement des équipes, professionnalisme et confiance. Un leader charismatique sera capable d’identifier les talents, de valoriser les compétences, d’accompagner la progression et de proposer des missions en adéquation avec les capacités de chacun. Il faut casser le portrait peu flatteur du manager français que dressent les récentes enquêtes nationales et internationales. En matière de pratiques managériales, la France ne sort pas gagnante d’une comparaison avec ses voisins européens, pointe un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en mars 2025. Le véritable enjeu pour les entreprises n’est plus seulement de disposer de talents, mais de savoir les révéler et les mettre en situation de réussir. En définitive, une bonne gestion des talents est d’autant plus indispensable qu’elle constitue un enjeu majeur pour la compétitivité de la France. En faisant fi des compétences, du mérite et du potentiel de ses talents ou en créant des conditions qui les poussent à s’exiler, la France perd une partie de ses forces vives, ses créateurs de richesse, ses compétences, etc. Elle sacrifie sa productivité.

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Emmanuel Razavi, Jean-Marie Montali, Paris-téhéran, Le grand dévoilement, Les éditions du Cerf, 2026, 234 pages.

Les deux auteurs – de nationalité iranienne – grands reporters spécialistes du moyen orient ont écrit ce livre pour répondre aux expertises que nous pouvons lire dans les medias.il y a un écart considérable entre l’analyse et la réalité.  La dictature islamique qui est en place depuis 1979 ne fonctionne que par l’ultra violence. C’est un régime qui a peur de tout : peur de la liberté, peur des femmes…. En 2022 la mort de Masha Amini et le slogan « Femme Vie Liberté » ont montré que le peuple iranien n’a plus rien à perdre. En Iran, la hausse des prix, l’effondrement du pouvoir d’achat, la crise environnementale sont les conséquences directes d’un régime mafieux fondé sur la corruption, la prédation et la répression. Les iraniens ne demandent pas une réforme du régime, ils veulent sa disparition. C’est une insurrection contre un système totalitaire et sclérosé. Beaucoup d’iraniens ne comprennent pas pourquoi nous les regardons tomber en silence…et pourquoi nous réagissons si peu, si tard et si faiblement. La jeunesse iranienne ne veut plus de ce système verrouillé. Bloomberg a mené une enquête qui a jeté une lumière crue sur l’empire financier- piloté par la structure dirigeante- bâti sur la confiscation des biens. Elle représente des actifs de plusieurs milliards de dollars. Des réalités financières – qui au-delà de leur caractère illicite- contrastent pour le moins avec l’image de piété et d’austérité promue par les médias d’état et le pouvoir de l’ayatollah et de sa famille. Ce livre est une leçon d’histoire, de géopolitique et d’humanité. Emmanuel Razavi collabore aux rédactions internationales du figaro, paris match franc-tireur   Atlantico… Jean-Marie Montali a été directeur exécutif du figaro magazine, du parisien. Ils sont les auteurs de plusieurs ouvrages sur e moyen orient Michel Gabet

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Fabien ELOIRE, Le tournant de la finance, Ed Action publique, 328 pages, Juin 2026.

Au milieu des années 70, le monde financier français est au bord d’une grande transformation que certains ont nommé la financiarisation de l’économie française. Dix ans plus tard, les mesures ont été prises. Ce livre s’intéresse aux évènements qui ont produit ces changements et aux réformes élaborées dans les ministères et les administrations qui ont mené à une nouvelle configuration de l’action publique dans les domaines monétaires et financiers. En s’intéressant aux acteurs qui étaient à la manœuvre et aux enjeux qu’ils poursuivaient, en étudiant leurs discours et justifications et en décrivant le fonctionnement de leurs institutions d’appartenance, la démarche sociologique qui est au centre de cet ouvrage, démontre la complexité qu’il y a à appréhender une trajectoire de réforme, démonstration réussie dans ce livre. Il s’agit de décrire et commenter la période 1980-1986 au cours de laquelle ont été initiés des changements de grande ampleur dans les domaines monétaires et financiers :                -Fin des accords de Bretton Woods (1973) et chocs pétroliers (1973, 1979) : instabilité monétaire et nécessité de réformes.              -Arrivée au pouvoir de la gauche en 1981, puis réorientation économique à partir de 1983 (désinflation compétitive).             -Gouvernement Fabius (1984‑1986) et ministre de l’Économie Pierre Bérégovoy : acteurs centraux des réformes. La première partie de l’ouvrage est consacrée à la période qui précède les réformes monétaires et financières du Tournant de la rigueur (1981683), elle analyse les mécanismes qui ont conduit au passage d’une relance à une politique plus conforme à la doxa en matière de politique économique fondée sur le maintien des grands équilibres. La deuxième partie traite des réformes monétaires et financières proprement dites (marchés de capitaux, politique du crédit, modernisation de la bourse). Elle s’intéresse tout particulièrement aux coulisses de l’administration centrale et au travail bureaucratique de conception et de mise en œuvre des mesures par les fonctionnaires de la direction du Trésor en lien avec la Banque de France et le cabinet du ministre de l’Economie et des finances. Cette analyse est passionnante en ce qu’elle décrit le rôle de pédagogie menée par des hauts fonctionnaires à l’endroit de leurs homologues, du parti socialiste, du Parlement et surtout la méthodologie explicative retenue par Jacques Delors et Pierre Bérégovoy. La troisième partie analyse la trajectoire des réformes poursuivie par l’Etat français dans une optique « néo-libérale ». Derrière les débats économiques, s’affirment aussi des enjeux symboliques et géopolitiques et le choix de l’Europe pèse sur les orientations économiques des socialistes. Est rappelée l’existence d’un « Livre blanc » rédigé par les membres du cabinet Bérégovoy (sous l’impulsion et la coordination de JC Naouri) considéré comme l’outil de travail le plus complet pour connaitre l’ensemble des mesures prises durant cette période et invoque « la modernisation de l’économie, la réconciliation de l’entreprise avec la société, l’équilibre des comptes ». La quatrième partie revient sur les origines de la nouvelle stratégie économique de désinflation. Bourdieu est convié dans les réflexions car selon lui, il faut connaitre « l’état de l’opinion de la fraction mobilisée et organisée des opinion makers ». L’auteur confirme que l’homogénéité des parcours et des origines socio-économiques de ces « influenceurs », les « pionniers » et les « nouveaux ralliés » est clé dans l’élaboration de cette politique « néo-libérale ». La conclusion fait le lien entre ces réformes du financement de l’économie des années 1980 qui touchent aux structures mêmes des institutions monétaires et financières françaises, et le mouvement de financiarisation de l’économie qui est diffusé dans la décennie suivante. Enfin l’auteur sort de son rôle de recherche et de commentaires des faits pour indiquer que ce monde d’après « dérégulé, libéralisé, flexibilisé » a favorisé « ceux qui détiennent le capital ». Cet ouvrage passionnera ceux qui ont vécu cette période qui a changé considérablement leur façon de travailler, et ceux qui au-delà de rappeler des mesures structurantes pour l’économie française, s’intéressent à la « fabrique de la loi et des règlements » de façon sociologique. Un livre passionnant ! Dominique Chesneau

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