Elementor #76

Les impacts économiques, sociaux et psychologiques

des  défoulements et des refoulements Jean-Jacques Pluchart La journée du 17 octobre a été marquée par les comportements de « hordes sauvages » qui ont agressé les forces de l’ordre et détruit des édifices publics et des commerces. La journée a été qualifiée « d’historique » et a fait l’objet de nombreux commentaires en France et à l’étranger, de la part des leaders politiques et des experts économiques, mais aussi, de sociologues et de psychologues. L’Institut Psychanalyse et Management a notamment relevé que l’analyse des impacts de cet événement sur la psychologie collective requérait la maîtrise des concepts de défoulement et de refoulement, ainsi que de certaines notions fondamentales de la psychanalyse freudienne.  Seule une analyse des causes profondes du phénomène permettra de juger du caractère plus ou moins créatif des destructions. Les débordements du 17 octobre traduisent, selon la plupart des observateurs, le défoulement d’une minorité de « casseurs » et de « pillards » qui ne peut maîtriser sa colère et gérer ses émotions face à des situations bloquées et/ou un système oppressif qu’elle juge injuste et corrigeable seulement par des formes de violence verbale et physique, mais aussi pour certains, créatives par des réformes radicales ou des utopies libératrices. Le défoulement peut avoir des effets positifs lorsqu’il apaise des conflits et ouvre le dialogue social, mais le plus souvent, il ne contribue qu’à aviver les tensions, notamment lorsque le défoulement est exprimé par des sujets sensibles aux contagions mimétiques (aux effets d’entraînement et  d’impunité de l’anonymat  favorisés par les foules). Dans ce cas, le défoulement est l’expression pérenne d’emprises de natures diverses conjuguées selon les personnalités et les éducations familiales et scolaires des sujets. Mais la journée du 17 octobre a également été marquée par des manifestations de refoulement qui n’ont pas touché quelques milliers mais probablement plusieurs millions de français traumatisés face aux spectacles  – omniprésents sur les médias –  de violences physiques et de dégradations matérielles. Le refoulement est un système de défense psychologique inconscient contribuant à effacer des pensées, à modérer des émotions, à tempérer une anxiété et/ou à réguler un conflit intérieur. Ce refoulement traduit une forme particulière de colère et/ou de tristesse du sujet face à l’impuissance d’un État, à la défaillance d’une institution, à la faillite d’un système, mais surtout, à l’incapacité physique et/ou à la quasi-interdiction légale de faire face à une agression, sinon à subir l’humiliation de prendre la fuite ou de s’expatrier. Ce refoulement est d’autant plus profond et durable lorsqu’il s’associe au sentiment de culpabilité d’être indirectement responsable des événements, par la négligence de leurs  signes annonciateurs, par l’imprévision de leurs effets et par l’impréparation de leurs  solutions. Le refoulement a une fonction protectrice à court terme mais il engendre des conflits intérieurs durables dont les effets psychologiques sont encore partiellement inconnus. La conjugaison de ces manifestations de défoulement et de refoulement a des effets sur la vie sociale et sur l’activité économique.  Si le défoulement de quelques uns a des conséquences mesurables sur les finances publiques, les bilans des assureurs et les comptes des commerçants, le refoulement de millions de citoyens a des conséquences plus difficilement perceptibles à moyen et à long termes sur les activités productives, sur les comportements d’épargne et/ou sur le patriotisme économique. Seule la mesure de ces effets de rupture économique  et sociétale  permettra de juger du caractère plus ou moins historique de la journée du 17 octobre . Pour aller plus loin Freud S. Métapsychologie, PUF,  1915. Freud S. Malaise dans la civilisation, PUF, 1930. Le Bon G. Psychologie des foules, PUF, 1895. Laplanche J. & Pontalis J-B.  Vocabulaire de la psychanalyse, PUF, 1967.

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Michel DOUMONT. Du marché à la puissance. Plaidoyer pour une Europe stratège.L’Harmattan, collection « Diplomatie et stratégie », 3 septembre 2026, 198 pages

L’auteur traite une problématique actuellement tres débattue parmi les 450 millions de citoyens du Vieux continent : comment transformer l’espace économique européen en puissance technologique, industrielle et politique ?. Le défi est d’autant plus hardi que l’environnement mondial a beaucoup changé depuis les années 2000, à la fois à l’est, avec  le décollage   technologique de la Chine, à l’ouest, avec la résurgence nationaliste des Etats- Unis, et au sud, avec l’émergence du «  Sud global ».  L’Union européenne cumule les handicaps en raison des divisions entre ses membres sur les politiques de défense, énergétique, industrielle et financière. Cette désunion empêche les européens de construire des avantages concurrentiels durables fondés sur la maîtrise de chaines complètes de création de valeur,  notamment dans les domaines énergétique, automobile, pharmaceutique  et numérique. L’Union se limite à n’être qu’un grand marché plus ou moins intégré selon les activités. Les institutions européennes se contentent d’édicter des directives, des chartes, des recommandations et des normes, qui réglementent surtout la distribution et la consommation de produits et de services. Afin de contrer cette dérive, Michel Dumont fixe trois grandes priorités. La première vise à réformer les institutions (Conseil, Parlement, Commission), afin de pouvoir prendre des décisions plus cohérentes et plus rapides face aux menaces extérieures. La seconde est de doter les 34 millions d’entreprises européennes de personnels formés et motivés, de moyens adaptés de financement, d’accès préférentiels aux marchés publics, d’infrastructures fiables, de soutiens logistiques performants… La troisième consiste à mettre en œuvre une véritable politique industrielle à l’échelle européenne, favorisant les entreprises innovantes, protégeant les entreprises viables mais vulnérables contre des offensives étrangères déloyales, et intégrant les filières industrielles stratégiques. La réunion de ces trois conditions devrait permettre à l’Union européenne de sauvegarder son indépendance et de préserver sa souveraineté. Michel Doumont est un spécialiste belge des institutions et des circuits financiers européens. Il  traduit par son ouvrage la volonté d’un des pays fondateurs de la Communauté Economique Européenne de transformer cette dernière en une véritable Union européenne. Jean-Jacques Pluchart

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Pierre Cahuc & André Zylberberg, La dérive, Eds Albin Michel, octobre 2026,288 pages.

Les auteurs soutiennent la thèse selon laquelle les dérives budgétaire et financière de la France depuis 1936 sont principalement attribuables à des formes de moins en moins contrôlées de « corporatisme paritaire » et de représentation syndicale fonctionnarisée. Ils observent que depuis 90 ans, le gouvernement et le parlement ont systématiquement échoué à engager ou à appliquer des réformes des systèmes de santé, d’assurance-chômage et de retraite , qui auraient permis de les équilibrer . Les échecs des tentatives seraient dus à l’hostilité des partenaires sociaux à toute réforme structurelle,  pour des raisons idéologique, électorale et/ou  corporatiste.  Les causes pourraient être également systémiques, avec les extensions nationales « quasi-réglementaires » des conventions collectives locales, que les auteurs  estiment défavorables à l’emploi et aux finances publiques. Les auteurs distinguent plusieurs périodes : de 1936 aux années 1990, « la montée progressive du corporatisme paritaire, marqué par une dépendance croissante à l’égard des fonds publics et une déresponsabilisation des partenaires sociaux, puis à partir des années 1990 , une prise de conscience des impasses du modèle social français et de la difficulté – sinon de l’impossibilité – à le réformer. Les auteurs déplorent alors que « l’Etat recule partout », mais que des solutions existent. Le modèle social n’en finit pas de se déliter, moins d’un salarié sur dix est syndiqué et pourtant nulle part ailleurs dans le monde, les organisations syndicales et patronales ne possèdent autant de pouvoir. Comment ces organisations ont-elles acquis autant de prérogatives ?  La réponse tient à deux décisions presque oubliées : le Front populaire donne en 1936 donne à ces organisations le droit d’élaborer les « lois professionnelles » d’une part, et l’Etat délègue à ces mêmes organisations la gestion de la Sécurité sociale. Ce livre retrace cette dérive depuis les Accords de Matignon jusqu’aux deux quinquennats d’Emannuel Macron. La thèse de ce livre est la suivante : en croyant pacifier les relations sociales à moindre coût, l’Etat a ouvert la voie au corporatisme paritaire. Ce système exclut trop de monde de l’activité pour prétendre maintenir en l’état un niveau de protection sociale que personne ne souhaite ne voir disparaitre. Au-delà de ce diagnostic, ce livre veut aussi tracer des voies pour rétablir le modèle social français avec les mêmes acteurs, les partenaires sociaux et l’Etat, mais sur d’autres fondations et d’autres principes. La structure de l’ouvrage est pédagogique et « efficace » : les personnes intéressées d’abord par l’histoire du modèle social français pourront lire les chapitres 1 à 9. Celles qui veulent privilégier les conséquences économiques de la dérive et les remèdes possibles pourront se reporter directement aux chapitres 10 à 12 qui analysent les effets du corporatisme paritaire sur l’emploi, la productivité et les inégalités, et exposent des propositions de réforme. Sont abordés les sujets suivants : persistance des rentes de situation, une conflictualité permanente, le cas français au prisme international, refaire de la négociation collective une fabrique contractuelle, repenser la représentation et la négociation, impact sur la productivité, suppression du monopole syndical aux élections professionnelles et dans la négociation collective. Le 12 ème chapitre propose un « syndicalisme de services » avec un financement reconnecté à l’adhésion qui suscite la confiance, une transparence renforcée, une clarification des champs d’action et se poursuit avec une méthode. La conclusion confirme les éléments importants de « déblocage » : rétablir la confiance, rebâtir sans démanteler, mise en place d’une convention citoyenne (nonobstant les résultats médiocres de celles mises en place à l’époque des « gilets jaunes »). Les annexes présentent opportunément des tableaux récapitulatifs des propositions de réforme et les trois leviers à mettre en œuvre (utiles à ceux qui auront lu « rapidement » l’ouvrage) que nous laissons le soin aux lecteurs de les découvrir afin de ne pas divulgâcher l’ouvrage.  Une fois encore, la personnalité des auteurs conduit à acheter ce livre « les yeux fermés », chacun y trouvera son compte…que l’on commence par les solutions et poursuive pas les causes où l’inverse. Dominique Chesneau et Jean-Jacques Pluchart

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David BAVEREZ, Apres le chaos, Novice, 2026, 285 pages.

Par son dernier livre, David Baverez s’affirme comme étant un des meilleurs spécialistes de la géoéconomie mondiale. Il doit certainement ce titre très disputé à son poste d’observation à Hong Kong où il réside, dans la première cité transfuge du « monde occidental à l’empire du milieu ». Il est certainement plus difficile pour un observateur européen – et a fortiori français – de se forger à partir du Vieux continent une représentation objective des nouveaux équilibres – ou plutôt de la dynamique émergente – des grands blocs mondiaux. L’ouvrage est particulièrement riche en données chiffrées, en références littéraires et en anecdotes vécues.  L’auteur y cultive le sens de la formule : « la ruée vers l’Or-Muz », « une planète du chaos non pas bipolaire mais apolaire », « quatre questions pour une nation-champion »,  les « années 2020 rugissantes des Etats Unis, « l’étrange défaite de l’Europe » … Certaines formules se présentent toutefois comme des enigmes à déchiffrer. Mais l’auteur conjugue surtout avec talent logique et émotion : logique de la dérive technologique et économique de l’Europe ; émotion suscitée par son caractère apparemment inéluctable.  Son diagnostic est sans appel. Transposant   le principe de Laffer (« trop d’impôt tue l’impôt »), il conclut que « trop d’Etat tue l’Etat ». Il partage l’interrogation actuelle des français : « la France peut elle se réformer sans violence ».  Les français sont- ils encore capables de se livrer à des réflexions personnelles plutôt qu’à des réactions émotionnelles, à des raisonnements responsables plutôt qu’à des hallucinations idéologiques ? Les français auront- ils le temps, avant de se soumettre à la « troïka » (FMI, BCE, Commission européenne),  de déconstruire leur « anti-modèle » socio-économique et de « construire  un  narratif commun original » ou à défaut, à s’aligner sur le modèle social  allemand ? David Baverez décline un arsenal de mesures destinées à « brancher le Turgot », en faisant appel à la réflexion personnelle plus qu’aux réactions émotionnelles, à l’examen de conscience plus qu’à l’indignation ou à la résignation, et à une réforme de l’Etat par de nouvelles formes de partenariat public-privé. David Baverez est un investisseur français installé à Hong Kong depuis 2012. Diplômé d’HEC Paris et de l’INSEAD, il est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur la stratégie de la Chine, sur la transformation de la géopolitique mondiale et sur les relations économiques entre l’Asie et l’Occident. Jean-Jacques Pluchart

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BERR Eric & BILLOT Sylvain & MARIE Jonathan. Inflation, qui perd ? qui gagne ? pourquoi ? que faire ?, Editions Points, 2026, 128 pages

Après une première publication en septembre 2024, les auteurs publient une nouvelle édition en format poche. Ce livre couvre principalement la période de forte inflation observée entre 2021 et 2024. L’objectif du livre est de comprendre les causes ayant engendré de l’inflation sur cette période et de montrer que « l’inflation est avant tout une affaire politique ». Après avoir présenté les différents indicateurs permettant d’analyser les évolutions des prix, les auteurs s’attardent sur ses conséquences au sein de la société. « D’après l’OFCE, les 60% des ménages les plus modestes ont subi une inflation plus élevée que la moyenne, alors que les 30% les plus aisés ont supporté une inflation moindre » : les privations pour certains contre la réduction des superflus pour d’autres. Les auteurs estiment que les profits générés par les secteurs de l’énergie, de l’agroalimentaire ou dans l’industrie manufacturière expliquent une partie importante de l’inflation. Les prix ont le plus augmenté dans les secteurs avec un déficit d’offre lié aux pénuries ou aux ruptures dans les chaînes d’approvisionnement. En dehors des chocs liés à l’énergie, ils estiment que des catégories d’acteurs économiques ont un rôle dans la hausse des prix au travers de leurs rôles dans les rapports sociaux : l’action des actionnaires et des dirigeants d’entreprises, les hausses de salaires demandées par les travailleurs ou l’Etat via ses mesures fiscales. Un chapitre est dédié à la politique monétaire de la BCE qui cible le taux d’inflation proche de 2%. Cette politique a montré qu’il est plus facile de ralentir l’inflation avec la hausse des taux directeurs que de générer de l’inflation dans un contexte de croissance molle voire nulle. Ils remettent en cause cette politique monétaire d’un autre temps qui est un frein dans une période où la transition écologique nécessite un vaste plan d’investissement public. Eric BERR est maître de conférences en économie à l’université de Bordeaux. Ses recherches portent sur les questions de dette, et plus généralement de financement des économies, ainsi que sur les politiques macroéconomiques et sur la soutenabilité des modèles de développement. Sylvain BILLOT est statisticien économiste, diplômé de l’Ensae qui forme les administrateurs de l’Insee. Il est spécialiste de comptabilité nationale. Jonathan MARIE est professeur en économie à l’IHEAL-Creda, Université Sorbonne Nouvelle. Ses recherches s’effectuent dans le domaine de la macroéconomie. Note de lecture réalisée par Sophie FRIOT

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Xavier JARAVEL, Emmanuel MONNET, Mathieu PERUYERO et Vincent PONS, Les politiques économiques à l’épreuve des faits, Eds Odile Jacob, 542 pages.  

L’ambition de ce livre est de défendre une idée qui, de prime abord, peut paraitre simple. Les politiques économiques doivent être jugées à partir de leurs effets observés, et non à partir de grandes doctrines égalitaristes, utilitaristes, libérales, keynésiennes, interventionnistes ou autres. L’élaboration de politiques publiques doit former un cycle itératif intégrant l’évaluation à toutes les étapes. Les auteurs s’appuient sur les progrès récents de l’économie empirique, de l’évaluation causale et de l’exploitation de grandes bases de données permettant d’établir les faits afin d’examiner ce qui fonctionne réellement dans des domaines aussi variés que l’emploi, l’éducation, la dette publique, les inégalités, la mondialisation ou la transition écologique. Leur démarche ne consiste pas à prétendre que l’économie pourrait remplacer la décision politique. Au contraire ils prônent le dialogue entre ceux qui produisent de la connaissance rigoureuse, mais parfois éloignée des contraintes de l’action et ceux qui sont dans l’action sans toujours comprendre ce qui fonctionne vraiment.  Les objectifs de politique économique et les arbitrages doivent rester des choix collectifs et relever du débat démocratique. En revanche, une fois ces objectifs définis, l’analyse économique peut aider à identifier les instruments les plus efficaces et les moins coûteux et un certain nombre de désaccords peuvent être tranchés empiriquement. C’est dans ce cadre et approche hybride que les auteurs font un constat alarmant. La France fait face à des défis économiques majeurs alors que dans le même temps elle subit un décrochage technologique et industriel exacerbé par la révolution IA et les chocs climatiques. Ils proposent une stratégie économique axée autour de six thèmes majeurs. L’éducation et le capital humain occupent une place centrale, car ils déterminent à la fois l’emploi, la productivité, l’innovation et la capacité à réduire les inégalités de long terme. Les dépenses d’éducation doivent être allouées vers des leviers dont l’efficacité est documentée et démontrée. Les auteurs insistent également sur l’importance de l’innovation pour la croissance, mais une innovation centrée sur des priorités stratégiques. Concernant les finances publiques, l’assainissement des comptes est une condition sine qua non pour assurer la pérennité de notre modèle social. La dette doit être stabilisée et les aides dont l’efficacité n’est pas démontrée supprimées. Sur les inégalités, l’ouvrage invite à ne pas se limiter à la redistribution après coup. Les politiques de petite enfance, d’éducation, de santé ou d’accès aux opportunités économiques peuvent réduire les écarts à leur source. Les inégalités patrimoniales et l’héritage font également partie des sujets importants abordés. Ce livre nous propose une nouvelle philosophie de l’action publique : diagnostiquer, expérimenter lorsque cela est possible, mesurer les résultats, puis corriger. La politique fixe les objectifs, mais les faits doivent guider le choix des moyens. Comme le dit Philippe Aghion dans sa préface « plus les décisions s’accélèrent et les savoirs se morcellent, plus une synthèse rigoureuse des connaissances devient à fois rare et nécessaire ». Cet ouvrage nous l’offre. Xavier Jaravel est professeur d’économie à la London School of Economics et président délégué de Conseil d’Analyse Economique.Emmanuel Monnet est inspecteur général des finances.Mathieu Peruyero est haut fonctionnaire et enseigne à Science Po. Vincent Pons est professeur d’économie à Harvard BS et membre du CAE. Ph Alezard

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