Elementor #76

David BAVEREZ, Apres le chaos, Novice, 2026, 285 pages.

Par son dernier livre, David Baverez s’affirme comme étant un des meilleurs spécialistes de la géoéconomie mondiale. Il doit certainement ce titre très disputé à son poste d’observation à Hong Kong où il réside, dans la première cité transfuge du « monde occidental à l’empire du milieu ». Il est certainement plus difficile pour un observateur européen – et a fortiori français – de se forger à partir du Vieux continent une représentation objective des nouveaux équilibres – ou plutôt de la dynamique émergente – des grands blocs mondiaux. L’ouvrage est particulièrement riche en données chiffrées, en références littéraires et en anecdotes vécues.  L’auteur y cultive le sens de la formule : « la ruée vers l’Or-Muz », « une planète du chaos non pas bipolaire mais apolaire », « quatre questions pour une nation-champion »,  les « années 2020 rugissantes des Etats Unis, « l’étrange défaite de l’Europe » … Certaines formules se présentent toutefois comme des enigmes à déchiffrer. Mais l’auteur conjugue surtout avec talent logique et émotion : logique de la dérive technologique et économique de l’Europe ; émotion suscitée par son caractère apparemment inéluctable.  Son diagnostic est sans appel. Transposant   le principe de Laffer (« trop d’impôt tue l’impôt »), il conclut que « trop d’Etat tue l’Etat ». Il partage l’interrogation actuelle des français : « la France peut elle se réformer sans violence ».  Les français sont- ils encore capables de se livrer à des réflexions personnelles plutôt qu’à des réactions émotionnelles, à des raisonnements responsables plutôt qu’à des hallucinations idéologiques ? Les français auront- ils le temps, avant de se soumettre à la « troïka » (FMI, BCE, Commission européenne),  de déconstruire leur « anti-modèle » socio-économique et de « construire  un  narratif commun original » ou à défaut, à s’aligner sur le modèle social  allemand ? David Baverez décline un arsenal de mesures destinées à « brancher le Turgot », en faisant appel à la réflexion personnelle plus qu’aux réactions émotionnelles, à l’examen de conscience plus qu’à l’indignation ou à la résignation, et à une réforme de l’Etat par de nouvelles formes de partenariat public-privé. David Baverez est un investisseur français installé à Hong Kong depuis 2012. Diplômé d’HEC Paris et de l’INSEAD, il est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur la stratégie de la Chine, sur la transformation de la géopolitique mondiale et sur les relations économiques entre l’Asie et l’Occident. Jean-Jacques Pluchart

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BERR Eric & BILLOT Sylvain & MARIE Jonathan. Inflation, qui perd ? qui gagne ? pourquoi ? que faire ?, Editions Points, 2026, 128 pages

Après une première publication en septembre 2024, les auteurs publient une nouvelle édition en format poche. Ce livre couvre principalement la période de forte inflation observée entre 2021 et 2024. L’objectif du livre est de comprendre les causes ayant engendré de l’inflation sur cette période et de montrer que « l’inflation est avant tout une affaire politique ». Après avoir présenté les différents indicateurs permettant d’analyser les évolutions des prix, les auteurs s’attardent sur ses conséquences au sein de la société. « D’après l’OFCE, les 60% des ménages les plus modestes ont subi une inflation plus élevée que la moyenne, alors que les 30% les plus aisés ont supporté une inflation moindre » : les privations pour certains contre la réduction des superflus pour d’autres. Les auteurs estiment que les profits générés par les secteurs de l’énergie, de l’agroalimentaire ou dans l’industrie manufacturière expliquent une partie importante de l’inflation. Les prix ont le plus augmenté dans les secteurs avec un déficit d’offre lié aux pénuries ou aux ruptures dans les chaînes d’approvisionnement. En dehors des chocs liés à l’énergie, ils estiment que des catégories d’acteurs économiques ont un rôle dans la hausse des prix au travers de leurs rôles dans les rapports sociaux : l’action des actionnaires et des dirigeants d’entreprises, les hausses de salaires demandées par les travailleurs ou l’Etat via ses mesures fiscales. Un chapitre est dédié à la politique monétaire de la BCE qui cible le taux d’inflation proche de 2%. Cette politique a montré qu’il est plus facile de ralentir l’inflation avec la hausse des taux directeurs que de générer de l’inflation dans un contexte de croissance molle voire nulle. Ils remettent en cause cette politique monétaire d’un autre temps qui est un frein dans une période où la transition écologique nécessite un vaste plan d’investissement public. Eric BERR est maître de conférences en économie à l’université de Bordeaux. Ses recherches portent sur les questions de dette, et plus généralement de financement des économies, ainsi que sur les politiques macroéconomiques et sur la soutenabilité des modèles de développement. Sylvain BILLOT est statisticien économiste, diplômé de l’Ensae qui forme les administrateurs de l’Insee. Il est spécialiste de comptabilité nationale. Jonathan MARIE est professeur en économie à l’IHEAL-Creda, Université Sorbonne Nouvelle. Ses recherches s’effectuent dans le domaine de la macroéconomie. Note de lecture réalisée par Sophie FRIOT

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Xavier JARAVEL, Emmanuel MONNET, Mathieu PERUYERO et Vincent PONS, Les politiques économiques à l’épreuve des faits, Eds Odile Jacob, 542 pages.  

L’ambition de ce livre est de défendre une idée qui, de prime abord, peut paraitre simple. Les politiques économiques doivent être jugées à partir de leurs effets observés, et non à partir de grandes doctrines égalitaristes, utilitaristes, libérales, keynésiennes, interventionnistes ou autres. L’élaboration de politiques publiques doit former un cycle itératif intégrant l’évaluation à toutes les étapes. Les auteurs s’appuient sur les progrès récents de l’économie empirique, de l’évaluation causale et de l’exploitation de grandes bases de données permettant d’établir les faits afin d’examiner ce qui fonctionne réellement dans des domaines aussi variés que l’emploi, l’éducation, la dette publique, les inégalités, la mondialisation ou la transition écologique. Leur démarche ne consiste pas à prétendre que l’économie pourrait remplacer la décision politique. Au contraire ils prônent le dialogue entre ceux qui produisent de la connaissance rigoureuse, mais parfois éloignée des contraintes de l’action et ceux qui sont dans l’action sans toujours comprendre ce qui fonctionne vraiment.  Les objectifs de politique économique et les arbitrages doivent rester des choix collectifs et relever du débat démocratique. En revanche, une fois ces objectifs définis, l’analyse économique peut aider à identifier les instruments les plus efficaces et les moins coûteux et un certain nombre de désaccords peuvent être tranchés empiriquement. C’est dans ce cadre et approche hybride que les auteurs font un constat alarmant. La France fait face à des défis économiques majeurs alors que dans le même temps elle subit un décrochage technologique et industriel exacerbé par la révolution IA et les chocs climatiques. Ils proposent une stratégie économique axée autour de six thèmes majeurs. L’éducation et le capital humain occupent une place centrale, car ils déterminent à la fois l’emploi, la productivité, l’innovation et la capacité à réduire les inégalités de long terme. Les dépenses d’éducation doivent être allouées vers des leviers dont l’efficacité est documentée et démontrée. Les auteurs insistent également sur l’importance de l’innovation pour la croissance, mais une innovation centrée sur des priorités stratégiques. Concernant les finances publiques, l’assainissement des comptes est une condition sine qua non pour assurer la pérennité de notre modèle social. La dette doit être stabilisée et les aides dont l’efficacité n’est pas démontrée supprimées. Sur les inégalités, l’ouvrage invite à ne pas se limiter à la redistribution après coup. Les politiques de petite enfance, d’éducation, de santé ou d’accès aux opportunités économiques peuvent réduire les écarts à leur source. Les inégalités patrimoniales et l’héritage font également partie des sujets importants abordés. Ce livre nous propose une nouvelle philosophie de l’action publique : diagnostiquer, expérimenter lorsque cela est possible, mesurer les résultats, puis corriger. La politique fixe les objectifs, mais les faits doivent guider le choix des moyens. Comme le dit Philippe Aghion dans sa préface « plus les décisions s’accélèrent et les savoirs se morcellent, plus une synthèse rigoureuse des connaissances devient à fois rare et nécessaire ». Cet ouvrage nous l’offre. Xavier Jaravel est professeur d’économie à la London School of Economics et président délégué de Conseil d’Analyse Economique.Emmanuel Monnet est inspecteur général des finances.Mathieu Peruyero est haut fonctionnaire et enseigne à Science Po. Vincent Pons est professeur d’économie à Harvard BS et membre du CAE. Ph Alezard

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Robert Engle ou la modélisation de la volatilité financière

Avec  Benoît Mandelbrot, la finance moderne avait été confrontée à l’une de ses limites les plus profondes. Les marchés ne se comportent pas toujours comme les modèles gaussiens classiques le supposent. Les variations extrêmes y sont plus fréquentes, les épisodes de turbulence plus concentrés, les ruptures plus nombreuses. Le hasard financier n’est pas seulement continu et régulier ; il est souvent rugueux, intermittent, brutal. Mandelbrot avait ainsi obligé la finance à regarder ce que les modèles issus de Bachelier, Wiener et Black-Scholes-Merton laissaient en grande partie dans l’ombre : les queues épaisses, les discontinuités, les épisodes de crise et les changements d’échelle. Mais une question demeurait ouverte. Si la volatilité n’est pas constante, si elle augmente dans les périodes de tension et se réduit dans les phases de calme, comment la mesurer ? Comment la modéliser ? Comment passer d’une intuition empirique, les marchés connaissent des régimes de turbulence, à un outil statistique utilisable pour prévoir, couvrir, valoriser et gérer les risques ? C’est précisément à cette question que Robert Engle apporte une réponse décisive. Son œuvre ne cherche pas d’abord à reconstruire toute la finance théorique. Elle part d’une observation simple, mais essentielle : dans les séries financières, les grands mouvements de prix ont tendance à être suivis par d’autres grands mouvements, tandis que les petites variations sont souvent suivies par d’autres petites variations. Autrement dit, la volatilité se regroupe par périodes. Elle n’est pas uniformément répartie dans le temps. Elle possède une mémoire, non pas nécessairement dans la direction des prix, mais dans l’intensité de leurs fluctuations. Cette propriété est aujourd’hui connue sous le nom de « volatility clustering[1] », ou regroupement de volatilité. Elle est devenue l’un des faits stylisés les plus importants de la finance empirique contemporaine. Robert Engle lui donne, au début des années 1980, une formulation économétrique rigoureuse avec les modèles ARCH, puis ouvre la voie aux modèles GARCH, qui deviendront l’un des instruments centraux de la mesure moderne du risque financier. Robert Fry Engle III naît le 10 novembre 1942 à Syracuse, dans l’État de New York. Son parcours intellectuel est révélateur de l’évolution de la finance et de l’économie quantitatives dans la seconde moitié du XXe siècle. Il commence par une formation scientifique, orientée vers la physique, avant de se tourner progressivement vers l’économie. Cette trajectoire n’est pas anecdotique. Comme Bachelier, Wiener ou Mandelbrot, Engle appartient à cette famille de chercheurs dont l’apport à la finance provient d’un déplacement disciplinaire. Il ne vient pas d’abord de la pratique financière, mais d’une culture de la mesure, des modèles dynamiques et de l’analyse des phénomènes complexes. Après ses études initiales, il poursuit sa formation à Cornell University[2], où il obtient un doctorat en économie. Il enseigne ensuite au Massachusetts Institute of Technology, puis à l’Université de Californie à San Diego, qui deviendra l’un des centres importants de l’économétrie moderne. Il rejoindra plus tard New York University, où son travail se rapprochera encore davantage des applications financières concrètes. Cette trajectoire universitaire le place au croisement de plusieurs mondes : l’économétrie théorique, la macroéconomie, la finance de marché et la gestion des risques. L’économétrie, discipline au cœur de son travail, consiste à appliquer les méthodes statistiques à l’analyse des phénomènes économiques. Elle ne se contente pas de décrire des données ; elle cherche à identifier des relations, à tester des hypothèses, à construire des modèles capables de rendre compte de l’évolution des variables économiques et financières dans le temps. Dans le cas d’Engle, cette ambition porte sur une variable devenue centrale dans la finance contemporaine : la volatilité. Avant Engle, la volatilité est évidemment connue. Elle intervient chez Markowitz comme mesure du risque dans la théorie du portefeuille. Elle devient chez Black-Scholes le paramètre fondamental du prix d’une option. Mais dans ces cadres, elle est souvent traitée comme une grandeur relativement stable, ou du moins comme une donnée que l’on peut estimer sur une période donnée. Or l’observation des séries financières montre tout autre chose. La volatilité change. Elle se contracte, s’amplifie, explose parfois. Elle semble elle-même obéir à une dynamique. Cette idée est essentielle. Dans un modèle classique, on peut supposer que les rendements d’un actif sont aléatoires, mais que leur variance reste constante. Une telle hypothèse simplifie considérablement les calculs. Elle permet de travailler avec une distribution stable des rendements. Mais elle est empiriquement fragile. Les marchés traversent des régimes très différents. Une action, une devise, un taux d’intérêt ou un indice boursier ne fluctuent pas avec la même intensité en période normale, en période de crise financière, lors d’une annonce de banque centrale ou au moment d’un choc géopolitique. Le risque n’est donc pas seulement présent dans le niveau des prix ; il est aussi présent dans l’instabilité même de l’instabilité. C’est cette seconde couche d’incertitude qu’Engle permet de formaliser. Dans son article fondateur de 1982, il introduit les modèles ARCH[3], Autoregressive Conditional Heteroskedasticity, que l’on peut traduire par « hétéroscédasticité conditionnelle autorégressive ». Le terme peut sembler technique, mais l’idée est très intuitive. « Hétéroscédasticité » signifie que la variance n’est pas constante. « Conditionnelle » signifie que la variance attendue à une date donnée dépend de l’information disponible à la date précédente. « Autorégressive » signifie que cette variance dépend de ses propres valeurs passées, ou plus précisément des chocs passés observés dans la série. Autrement dit, dans un modèle ARCH, l’incertitude de demain dépend de l’intensité des erreurs ou des surprises d’hier. Si les marchés ont connu de fortes variations récemment, le modèle prévoit une volatilité plus élevée dans l’immédiat. Si les variations récentes ont été faibles, il prévoit une volatilité plus faible. Cette logique correspond remarquablement bien à l’expérience des marchés : après un choc, les prix ne reviennent pas instantanément à un régime calme. Les investisseurs réévaluent leurs positions, les ordres se multiplient, les couvertures sont ajustées, les marges sont modifiées, les anticipations se dispersent. Le choc initial engendre une période de turbulence prolongée. La contribution d’Engle peut être résumée par une équation simple. Si l’on note

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FAYAMA T., KARAMBIRI S., ADIOLA B. (col.), Les regards des sciences humaines et sociales sur les changements globaux, L’Harmattan , 2026, 458 pages.

Les auteurs s’interrogent sur les évolutions des économies et des sociétés des 54 pays du continent africain. Ils constatent que ces évolutions sont de plus en plus contrastées. La croissance démographique y est une des plus élevées de la planète : la population africaine devrait être portée de 1,5 à 2,5 milliards habitants entre 2025 et 2050 ; à l’échelle mondiale, un jeune sur trois sera alors africain. Si la croissance économique demeure soutenue (en moyenne 4% en 2025), des différences sensibles sont observées d’une zone à l’autre. La croissance semble être plus durable en Afriques de l’est et de l’ouest qu’en Afriques du nord et australe. Le taux moyen d’endettement public reste modéré (environ 60% du PIB),  mais il diffère sensiblement d’un pays à l’autre. La Chine, la Turquie et les Pays du golfe persique remplacent progressivement les pays occidentaux  parmi les créanciers, et les aides internationales (FMI, Banque Mondiale…) ont tendance à se réduire. Les auteurs observent également que l’Afrique affronte à la fois des crises mondiales (pandémique, financière, énergétique), mais qu’elle est également affectée par des handicaps spécifiques (surexposition au réchauffement climatique, fluctuations erratiques des cours des matières premières, épidémies diverses, conflits ethniques…). L’ouvrage est organisé en trois parties. La première est centrée sur les défis rencontrés par l’agriculture confrontée à de multiples difficultés dues au réchauffement climatique, aux enjeux écologiques,  aux aléas des marchés internationaux, au manque de financement, aux impacts de la déforestation sur la flaune et la flore. Les auteurs déplorent le manque d’intervention publique et d’éthique de certains acteurs économqiues. Dans la seconde partie, les auteurs s’interrogent sur la sécurité alimentaire et sanitaire. Ils soulignent les progrès réalisés, notamment grâce à l’action des associations internationales. Ils invitent les Etats à mieux déléguer aux collectivités locales. La troisième partie porte sur le développement de l’économie numérique dans les activités économiques et dans la formation. L’influence croissante des réseaux sociaux  et de la désinformation sur la jeunesse africaine inquiète les sociologues  qui recommandent une profonde réforme des méthodes pédagogiques  dans les établissements africains. Les 28 auteurs sont des enseignants-chercheurs , des ingénieurs et des hauts fonctionnaires africains. Jean Jacques Pluchart

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Nicolas HAZARD, je ne suis pas un algorithme !, Editions Flammarion, Février 2026, 182 pages

Le Prix Turgot a été attribué en 2021 à Aurelie JEAN pour son livre « les algorithmes font-ils la loi ».  Nicolas HAZARD dans son ouvrage « je ne suis pas un algorithme » apporte un regard nouveau qui se veut un diagnostic lucide sur notre époque et surtout une invitation à passer à l’action car nous vivons dans un monde de dépendance et d’aliénation ou nous croyons exercer notre liberté alors que nous ne faisons que répondre aux sollicitations d’un système qui nous dépasse. A l’ère des réseaux sociaux où l’individu prime, où la croissance est le moteur de notre système économique, où les technologies occupent une place hégémonique nous nous recroquevillons dans ce qui nous rassure le plus et agissons afin d’avoir un résultat immédiat tout en étant profondément insatisfait et en ayant laissé échapper le sens de nos vies au profit du toujours plus. Fort heureusement nous sommes bien plus que ce que les algorithmes nous le laissent penser. Les technologies ne sont que des outils. C’est à nous de décider quelle place nous voulons leur laisser et de fixer des limites. Il nous faut donc reprendre le contrôle de nos vies et de notre cerveau.la liberté de nos choix N’est qu’une illusion car il y a bien souvent un algorithme qui nous influence. Notre véritable liberté n’est pas de pouvoir faire tout ce que nous désirons mais de savoir nous raisonner pour sélectionner les options qui nous rendrons heureux sur le long terme. Cet ouvrage est un sursaut-afin de ne plus subir un diktat numérique- pour que chacun puisse se reconnecter avec sa singularité en se responsabilisant et en reprenant le contrôle sur ce qui nous rend profondément humain. Nicolas HAZARD donne plusieurs conseils : mini detox loin du téléphone, arrêter les réseaux sociaux pendant 48 heures, écrire pendant quinze minutes sur une valeur qui vous définit, lisez un article regarder une vidéo ou un podcast d’un point de vue opposé et reformuler le avec bienveillance, tenez un journal du sens et notez- y  une activité ou une rencontre qui vous  a  semblé porteuse de  sens, accomplissez un acte altruiste concret chaque jour car cela augmentera votre estime de soi, consacrez au moins une heure par semaine à un projet ou une cause qui vous tient à cœur. En bref passons à l’action pour reprendre le sens de notre vie.  Nicolas HAZARD, sciences-po, HEC, entrepreneur et essayiste, est également conseiller spécial à la commission européenne chargée de l’innovation sociale, fondateur du groupe INCO qui développe des solutions d’investissement responsable, accompagnement d’entrepreneurs et formation des jeunes aux métiers de demain. Fiche de lecture réalisée par Michel Gabet     

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