Elementor #76

Robert Engle ou la modélisation de la volatilité financière

Avec  Benoît Mandelbrot, la finance moderne avait été confrontée à l’une de ses limites les plus profondes. Les marchés ne se comportent pas toujours comme les modèles gaussiens classiques le supposent. Les variations extrêmes y sont plus fréquentes, les épisodes de turbulence plus concentrés, les ruptures plus nombreuses. Le hasard financier n’est pas seulement continu et régulier ; il est souvent rugueux, intermittent, brutal. Mandelbrot avait ainsi obligé la finance à regarder ce que les modèles issus de Bachelier, Wiener et Black-Scholes-Merton laissaient en grande partie dans l’ombre : les queues épaisses, les discontinuités, les épisodes de crise et les changements d’échelle. Mais une question demeurait ouverte. Si la volatilité n’est pas constante, si elle augmente dans les périodes de tension et se réduit dans les phases de calme, comment la mesurer ? Comment la modéliser ? Comment passer d’une intuition empirique, les marchés connaissent des régimes de turbulence, à un outil statistique utilisable pour prévoir, couvrir, valoriser et gérer les risques ? C’est précisément à cette question que Robert Engle apporte une réponse décisive. Son œuvre ne cherche pas d’abord à reconstruire toute la finance théorique. Elle part d’une observation simple, mais essentielle : dans les séries financières, les grands mouvements de prix ont tendance à être suivis par d’autres grands mouvements, tandis que les petites variations sont souvent suivies par d’autres petites variations. Autrement dit, la volatilité se regroupe par périodes. Elle n’est pas uniformément répartie dans le temps. Elle possède une mémoire, non pas nécessairement dans la direction des prix, mais dans l’intensité de leurs fluctuations. Cette propriété est aujourd’hui connue sous le nom de « volatility clustering[1] », ou regroupement de volatilité. Elle est devenue l’un des faits stylisés les plus importants de la finance empirique contemporaine. Robert Engle lui donne, au début des années 1980, une formulation économétrique rigoureuse avec les modèles ARCH, puis ouvre la voie aux modèles GARCH, qui deviendront l’un des instruments centraux de la mesure moderne du risque financier. Robert Fry Engle III naît le 10 novembre 1942 à Syracuse, dans l’État de New York. Son parcours intellectuel est révélateur de l’évolution de la finance et de l’économie quantitatives dans la seconde moitié du XXe siècle. Il commence par une formation scientifique, orientée vers la physique, avant de se tourner progressivement vers l’économie. Cette trajectoire n’est pas anecdotique. Comme Bachelier, Wiener ou Mandelbrot, Engle appartient à cette famille de chercheurs dont l’apport à la finance provient d’un déplacement disciplinaire. Il ne vient pas d’abord de la pratique financière, mais d’une culture de la mesure, des modèles dynamiques et de l’analyse des phénomènes complexes. Après ses études initiales, il poursuit sa formation à Cornell University[2], où il obtient un doctorat en économie. Il enseigne ensuite au Massachusetts Institute of Technology, puis à l’Université de Californie à San Diego, qui deviendra l’un des centres importants de l’économétrie moderne. Il rejoindra plus tard New York University, où son travail se rapprochera encore davantage des applications financières concrètes. Cette trajectoire universitaire le place au croisement de plusieurs mondes : l’économétrie théorique, la macroéconomie, la finance de marché et la gestion des risques. L’économétrie, discipline au cœur de son travail, consiste à appliquer les méthodes statistiques à l’analyse des phénomènes économiques. Elle ne se contente pas de décrire des données ; elle cherche à identifier des relations, à tester des hypothèses, à construire des modèles capables de rendre compte de l’évolution des variables économiques et financières dans le temps. Dans le cas d’Engle, cette ambition porte sur une variable devenue centrale dans la finance contemporaine : la volatilité. Avant Engle, la volatilité est évidemment connue. Elle intervient chez Markowitz comme mesure du risque dans la théorie du portefeuille. Elle devient chez Black-Scholes le paramètre fondamental du prix d’une option. Mais dans ces cadres, elle est souvent traitée comme une grandeur relativement stable, ou du moins comme une donnée que l’on peut estimer sur une période donnée. Or l’observation des séries financières montre tout autre chose. La volatilité change. Elle se contracte, s’amplifie, explose parfois. Elle semble elle-même obéir à une dynamique. Cette idée est essentielle. Dans un modèle classique, on peut supposer que les rendements d’un actif sont aléatoires, mais que leur variance reste constante. Une telle hypothèse simplifie considérablement les calculs. Elle permet de travailler avec une distribution stable des rendements. Mais elle est empiriquement fragile. Les marchés traversent des régimes très différents. Une action, une devise, un taux d’intérêt ou un indice boursier ne fluctuent pas avec la même intensité en période normale, en période de crise financière, lors d’une annonce de banque centrale ou au moment d’un choc géopolitique. Le risque n’est donc pas seulement présent dans le niveau des prix ; il est aussi présent dans l’instabilité même de l’instabilité. C’est cette seconde couche d’incertitude qu’Engle permet de formaliser. Dans son article fondateur de 1982, il introduit les modèles ARCH[3], Autoregressive Conditional Heteroskedasticity, que l’on peut traduire par « hétéroscédasticité conditionnelle autorégressive ». Le terme peut sembler technique, mais l’idée est très intuitive. « Hétéroscédasticité » signifie que la variance n’est pas constante. « Conditionnelle » signifie que la variance attendue à une date donnée dépend de l’information disponible à la date précédente. « Autorégressive » signifie que cette variance dépend de ses propres valeurs passées, ou plus précisément des chocs passés observés dans la série. Autrement dit, dans un modèle ARCH, l’incertitude de demain dépend de l’intensité des erreurs ou des surprises d’hier. Si les marchés ont connu de fortes variations récemment, le modèle prévoit une volatilité plus élevée dans l’immédiat. Si les variations récentes ont été faibles, il prévoit une volatilité plus faible. Cette logique correspond remarquablement bien à l’expérience des marchés : après un choc, les prix ne reviennent pas instantanément à un régime calme. Les investisseurs réévaluent leurs positions, les ordres se multiplient, les couvertures sont ajustées, les marges sont modifiées, les anticipations se dispersent. Le choc initial engendre une période de turbulence prolongée. La contribution d’Engle peut être résumée par une équation simple. Si l’on note

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FAYAMA T., KARAMBIRI S., ADIOLA B. (col.), Les regards des sciences humaines et sociales sur les changements globaux, L’Harmattan , 2026, 458 pages.

Les auteurs s’interrogent sur les évolutions des économies et des sociétés des 54 pays du continent africain. Ils constatent que ces évolutions sont de plus en plus contrastées. La croissance démographique y est une des plus élevées de la planète : la population africaine devrait être portée de 1,5 à 2,5 milliards habitants entre 2025 et 2050 ; à l’échelle mondiale, un jeune sur trois sera alors africain. Si la croissance économique demeure soutenue (en moyenne 4% en 2025), des différences sensibles sont observées d’une zone à l’autre. La croissance semble être plus durable en Afriques de l’est et de l’ouest qu’en Afriques du nord et australe. Le taux moyen d’endettement public reste modéré (environ 60% du PIB),  mais il diffère sensiblement d’un pays à l’autre. La Chine, la Turquie et les Pays du golfe persique remplacent progressivement les pays occidentaux  parmi les créanciers, et les aides internationales (FMI, Banque Mondiale…) ont tendance à se réduire. Les auteurs observent également que l’Afrique affronte à la fois des crises mondiales (pandémique, financière, énergétique), mais qu’elle est également affectée par des handicaps spécifiques (surexposition au réchauffement climatique, fluctuations erratiques des cours des matières premières, épidémies diverses, conflits ethniques…). L’ouvrage est organisé en trois parties. La première est centrée sur les défis rencontrés par l’agriculture confrontée à de multiples difficultés dues au réchauffement climatique, aux enjeux écologiques,  aux aléas des marchés internationaux, au manque de financement, aux impacts de la déforestation sur la flaune et la flore. Les auteurs déplorent le manque d’intervention publique et d’éthique de certains acteurs économqiues. Dans la seconde partie, les auteurs s’interrogent sur la sécurité alimentaire et sanitaire. Ils soulignent les progrès réalisés, notamment grâce à l’action des associations internationales. Ils invitent les Etats à mieux déléguer aux collectivités locales. La troisième partie porte sur le développement de l’économie numérique dans les activités économiques et dans la formation. L’influence croissante des réseaux sociaux  et de la désinformation sur la jeunesse africaine inquiète les sociologues  qui recommandent une profonde réforme des méthodes pédagogiques  dans les établissements africains. Les 28 auteurs sont des enseignants-chercheurs , des ingénieurs et des hauts fonctionnaires africains. Jean Jacques Pluchart

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Nicolas HAZARD, je ne suis pas un algorithme !, Editions Flammarion, Février 2026, 182 pages

Le Prix Turgot a été attribué en 2021 à Aurelie JEAN pour son livre « les algorithmes font-ils la loi ».  Nicolas HAZARD dans son ouvrage « je ne suis pas un algorithme » apporte un regard nouveau qui se veut un diagnostic lucide sur notre époque et surtout une invitation à passer à l’action car nous vivons dans un monde de dépendance et d’aliénation ou nous croyons exercer notre liberté alors que nous ne faisons que répondre aux sollicitations d’un système qui nous dépasse. A l’ère des réseaux sociaux où l’individu prime, où la croissance est le moteur de notre système économique, où les technologies occupent une place hégémonique nous nous recroquevillons dans ce qui nous rassure le plus et agissons afin d’avoir un résultat immédiat tout en étant profondément insatisfait et en ayant laissé échapper le sens de nos vies au profit du toujours plus. Fort heureusement nous sommes bien plus que ce que les algorithmes nous le laissent penser. Les technologies ne sont que des outils. C’est à nous de décider quelle place nous voulons leur laisser et de fixer des limites. Il nous faut donc reprendre le contrôle de nos vies et de notre cerveau.la liberté de nos choix N’est qu’une illusion car il y a bien souvent un algorithme qui nous influence. Notre véritable liberté n’est pas de pouvoir faire tout ce que nous désirons mais de savoir nous raisonner pour sélectionner les options qui nous rendrons heureux sur le long terme. Cet ouvrage est un sursaut-afin de ne plus subir un diktat numérique- pour que chacun puisse se reconnecter avec sa singularité en se responsabilisant et en reprenant le contrôle sur ce qui nous rend profondément humain. Nicolas HAZARD donne plusieurs conseils : mini detox loin du téléphone, arrêter les réseaux sociaux pendant 48 heures, écrire pendant quinze minutes sur une valeur qui vous définit, lisez un article regarder une vidéo ou un podcast d’un point de vue opposé et reformuler le avec bienveillance, tenez un journal du sens et notez- y  une activité ou une rencontre qui vous  a  semblé porteuse de  sens, accomplissez un acte altruiste concret chaque jour car cela augmentera votre estime de soi, consacrez au moins une heure par semaine à un projet ou une cause qui vous tient à cœur. En bref passons à l’action pour reprendre le sens de notre vie.  Nicolas HAZARD, sciences-po, HEC, entrepreneur et essayiste, est également conseiller spécial à la commission européenne chargée de l’innovation sociale, fondateur du groupe INCO qui développe des solutions d’investissement responsable, accompagnement d’entrepreneurs et formation des jeunes aux métiers de demain. Fiche de lecture réalisée par Michel Gabet     

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Jean BARRERE, Economie du numérique – Pouvoir, plateformes et souveraineté à l’ère de l’IA , Dunod , septembre 2026, 198 pages.

« Décidemment rien ne dure, la vie n’est qu’un changement ». . Voilà un copieux ouvrage de référence dont il faut aborder la lecture par un décorticage méthodique. Jean Barrère évoque des désajustements qui ont tout changé ! Mêmes les outils d’analyse de l’économie politique relèvent désormais d’un monde dont les produits, les marchés et les délimitations ont changé de nature. L’écart se creuse, dit l’auteur, avec des technologies qui n’obéissent plus qu’à un mécanisme surpuissant où la croissance engendre la croissance dans une spirale vertueuse d’auto-renforcement. Nous sommes aux antipodes de la loi classique des rendements décroissants. C’est cette singularité de renforcement de la rente que l’ouvrage dissèque en trois blocs et 10 chapitres qui éclairent les concepts, leurs fondements, leurs mesures, leurs métriques temporelles et leurs risques. L’auteur expose la nature des dynamiques exponentielles propres à l’économie numérique tant par sa structure, son changement de régime et sa capacité de verrouillage. Cette trajectoire exponentielle ne se finance d’ailleurs pas comme une trajectoire linéaire. Il rappelle que la souveraineté numérique ne se joue pas d’abord au niveau des applications visibles. II convient plutôt de lire l’infrastructure comme une sorte pile de goulets avec les couches qui la constituent. L’IA générative se diffuse à triple galop, et les capitaux mobilisés s’emballent furieusement. Pourtant le pouvoir dans cette structure de marché demeure archi concentré en dépit de la baisse en valeur du token. Les superstars firms détiennent déjà une forte base installée. Ce qui se joue n’est pas la disparition du travail mais la vitesse de la création de tâches nouvelles et du partage du surplus de la productivité. Certes la technologie de gouvernance progresse plus vite que le cadre juridique censé la discipliner. Cependant, au rythme de l’évolution de la politique industrielle qui organise l’espace économique du numérique seuls subsisteront quelques hyperscalers qui contrôleront sans partage l’infrastructure de ce secteur. Parmi d’autres mérites, ce livre parait avoir celui d’arriver à son heure ! Jean Barrereest associé conseil en stratégie et intelligence artificielle au sein du cabinet Accurency, et enseignant en économie du numérique à l’Université Paris-Panthéon-Assas. Fiche de lecture de Freddi Godet des Marais 

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Laurence DEVILLERS, Savoir vivre avec l’IA , Denoel, 2026,  284 pages.

Avec son dernier livre, Laurence Devillers s’affirme comme étant une des plus grandes expertes françaises des automatismes, de la robotique et de l’IA. Elle s’y livre à un utile exercice d’analyse des leçons à tirer du développement exponentiel de l’IA générative depuis 2022. Cet exercice est rendu de plus en plus difficile  par le foisonnement récent des livres, articles et discours, plus ou moins « hallucinatoires » – sur cette « innovation de rupture » et ce « fait social » historique. L’auteure explique clairement comment « survivre avec l’IA », en exploitant ses capacités digitales sans perdre ses capacités humaines, c’est-  à -dire, contrairement aux logiciels, à conserver ses aptitudes à comprendre des situations, donner du sens à des phénomènes et prendre conscience de ses responsabilités.  Elle s’efforce de convaincre le lecteur que si le développement de l’IA est inéluctable, il peut toutefois être maîtrisé par l’humain, grâce à des pratiques encadrées par des chartes éthiques rigoureuses et à des actions adaptées d’apprentissage de ses systèmes, de ses  logiques et de ses langages. Elle  critique les approches conférant à l’IA une conscience et une personnalité. Elle identifie les multiples biais de ses logiciels mais relativise les risques que fait encourir l’IA sur la psychologie de ses utilisateurs et sur la démocratie. Elle répond à 8 des questions que se posent ses utilisateurs : comment reconnaitre les deepfakes ? Qu’est ce qu’une hallcitation de ChatGpt ? Quels sont les hypermaramètres de ChatGpt ? Comment éduquer ChatGpt à une tâche et le faire répéter ? Quelles sont les limites de l’IA actuelle ? Dans quelle langue nous parle l’IA ? Quel est le paradoxe de nos usages des Big tech ? Comment éveiller l’esprit critique des jeunes enfants face au numérique et  à l’IA ? L’auteure s’efforce également de faire découvrir les 8 mythes qui entourent l’IA. Elle explore enfin le potentiel scientifique de l’IA, sa contribution à la santé publique, son impact écologique et son apport aux arts graphiques. Laurence Devillers est professeure à Sorbonne Université  et directrice du laboratoire LISN du CNRS. Jean-Jacques Pluchart

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REVUE D’ECONOMIE FINANCIERE :

Dossier n°162 (2e trimestre 2026), « Finance et éthique » Le numéro spécial a été dirigé par A. Buresi, présidente de chambre à la Cour d’appel de Rennes, et Ch. Walter, conseiller scientifique du cercle Turgot et chercheur associé à l’EHESS. Il a réuni 29 auteurs et 20 articles. La parution du dossier a donné lieu le 21 septembre à une conférence à l’Institut de France,  qui a été animée par J-C. Trichet (président du jury du Prix Turgot) et par  P. Berès (présidente de l’Association Europe-Finances-Régulations). Le dossier est organisé en quatre  parties :   Éthique, finance et comportement des acteurs ;  Éthique et entreprise ; Éthique et finance de marché ; Éthique du système financier. Dans chacune des parties, les auteurs distinguent, d’une part, les comportements répréhensibles des acteurs de la finance et les dispositifs  instituitonnels (civil et pénal) mis en œuvre pour les encadrer, et d’autre part, les  biais non éthiques – qualifiés d’épistémiques – introduits par les  systèmes et les modèles  financiers dans le fonctionnement des organisations. Les auteurs  précisent notamment les différences entre les notions  d’ éthique, de déontologie, de conflit d’intérêts, de responsabilité sociale, civile et pénale,  d’intégrité des marchés…  Ils montrent que la   présentation des données extra-financières (ESG)  constitue un nouveau défi pour le directeur financier. Ils soulignent la difficulté croissante d’arbitrer entre finance et performance, rendement financier et objectifs collectifs, finance responsable et investissement durable… Les auteurs  retracent l’évolution des droits européen et français  appliqués à la finance afin d’intégrer la conformité (compliance) dans la  stratégie et le fonctionnement de l’entreprise, et de faire respecter les normes, les codes  et les chartes  édictés par l’Etat et les entreprises. Les auteurs s’efforcent également de mesurer les apports de l’IA dans le reporting de durabilité et la mise en conformité des pratiques managériales. La problématique la plus intéressante, qui a été soulignée par J-C. Trichet au cours de la conférence,  a porté sur l’éthique du système financier, dont l’organisation peut engendrer des comportements incompatibles avec l’intérêt collectif et dont certains de ses modèles comportent des biais  . La  thématique et la richesse de ce n° spécial  en rendent la lecture incontournable par les fidèles de la newsletter du cercle et du club Turgot. J-J. PLUCHART

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