L’auteur présente un nouveau modèle agricole, dont les protagonistes sont à la fois les agriculteurs et les consommateurs. Il suggère que les futurs consommateurs doivent s’adapter en changeant leur alimentation avec plus de fruits et légumes et moins de viande. Son alternative : payer le cas échéant plus cher les produits du commerce avec une production plus saine, tout en en limitant les pesticides tout préservant voire en augmentant les rendements.
L’auteur montre que ce modèle, s’il a permis d’accroître considérablement les rendements, a également engendré des coûts environnementaux, sociaux et économiques importants. Il souligne notamment l’épuisement des sols, la dépendance aux intrants, la perte de biodiversité et la fragilisation des exploitations agricoles. Il propose une transformation progressive du système agricole reposant sur une meilleure prise en compte des équilibres écologiques et sur une réduction de la dépendance aux ressources externes. Il insiste sur la nécessité de repenser les politiques publiques afin d’accompagner réellement les agriculteurs dans cette transition. Le changement de modèle ne peut pas reposer que sur la responsabilité individuelle des exploitants. L’agriculture être davantage intégrée à son environnement
Cet ouvrage bien documenté sur les nouveaux modèles agricoles et sur les marchés agricoles mondiaux , n’aborde toutefois pas la grande distribution, car le coût moyen de production des produits agricoles ne s’élève qu’à 8% du coût final du produit. Par ailleurs, la bibliographie mentionnée à la fin de chaque chapitre reste lacunaire .
Un député européen, Pascal Cantin, apporte son soutien dans sa préface à la lecture de ce livre issu de travaux réalisés à l’IDDRI ), dont l’auteur dresse une synthèse des problématiques traitées par cet institut.
Pierre Marie Aubert est Ingénieur AgroParisTech et responsable de programme à l’IDDRI (un Think Thank) faisant des études sur ces sujets avec un aspect politique et international.
Pona SAMNIK


